Premier mois

Etant d’origine chinoise, j’accorde une importance particulière au premier mois. En effet, les asiatiques ne fêtent pas la naissance du bébé mais fête son premier mois qu’ils appellent « zuo man yue ». Alors je fête le premier mois de la naissance de mon bébé-blog, tout fragile car maigrichon et tout timide dans ce monde immense de l’internet.

Bilan de ce premier mois : 14 vues, 6 visiteurs, 3 abonnés. Bon rassurez-moi et dites moi que sur Planète Blog, c’est tout à fait normal pour un début. Je n’espérais pas cartonner dès la naissance et encore mois dès le premier mois mais bon… En fait, j’ai passé ce premier mois à surtout lire le blog des autres oubliant d’alimenter le mien. Je souhaitais pourtant partager avec vous mon quotidien d’écrivaine et de lectrice sur cette île perdue au milieu de Pacifique.

Je trouve que je suis chanceuse d’être française, d’origine chinoise, née à Tahiti. J’ai donc une triple culture. Bon j’avoue, en fait, je ne parle pas tahitien du tout et je ne danse pas le ori Tahiti. Se trémousser le nombril à l’air et bouger son popotin devant des spectateurs est définitivement incompatible avec mon éducation chinoise. Du coup, je n’ai de tahitien que le « née à Papeete » de mon acte de naissance. Est-ce que ça compte d’aimer manger du « uru » ( fruit de l’arbre à pain) avec du « Punu Puatoro » ( corned beef), parce que ça c’est délicieux ! J’adore aussi le poisson cru au lait de coco… et puis, le « ipo ». J’arrête là car sinon je vais saliver sur mon écran d’ordi.

Seigneur, c’est difficile quand il fait chaud de rester assise sur sa chaise devant son ordi. Ce mois de janvier est terrible, il fait chaud et moite, je suis en train de fondre sur place. J’enfile cocktail sur cocktail et cela n’étanche pas ma soif. Oui, je sais que l’eau serait mieux mais comment résister à une bonne pinacolada avec du jus d’ananas frais ? Tiens, aujourd’hui, j’ai lu deux magazines locaux féminins. Le premier c’est Fenuaorama et le deuxième Hine. Deux magazines concurrents qui ce mois-ci font la part belle aux interviews de certaines personnes : les femmes qui mènent une brillante carrière et qui concilient avec brio leur vie de business women et de maman ! Ah il y a aussi le portrait d’un pompier. Franchement, ces photos de mâles aux bras croisés, posant devant leur camion-citerne me font vraiment rigoler. Suis–je la seule à les trouver ridicules ? Quelle mise en scène grotesque ! Dans ces magazines, on vous dit quelle robe porter, comment vous maquiller, comment cuisiner, où partir en vacances, etc… bref, avec ça, vous allez devenir la femme parfaite pour rendre jalouse toutes les copines.

Mais revenons à nos moutons et laissons les femmes argentés dépenser de l’argent dans les froufrous, le makeup et autres produtits de beautés vantés dans ces magazines. Pour ce premier mois, j’ai décidé de participer à un atelier d’écriture. Ce n’est pas la première fois que j’en fais et j’adore ça. Cela me permet d’écrire tout en respectant des deadline, de lire le travail des autres et de les commenter. Un vrai casse-tête car j’ai des réticences à critiquer les textes des autres sachant qu’il est difficile d’écrire. Ah oui, au fait, si j’ai des tournures de phrases un peu bizarre, ne m’en voulez pas, le français n’est pas ma langue maternelle hihihi

Quand à la lecture, il se pourrait que j’écrive moins parce qu’il y a au moins une vingtaine de livres que j’aimerais lire dans les prochains jours. Comme quoi être insomniaque ça a du bon. Comment tu fais tout ça ? Ben, c’est simple, je ne dors pas ! Mais vu que j’ai les yeux explosés, je vais quand même essayer ce soir ce truc de Desproges pour finir sur une note d’humour. Je l’adore !

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Chalala de la semaine

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Belle vue sur le lagon et une partie de la presqu’île

Cette semaine, quelqu’un m’a parlé en utilisant le mot  » chalala » et j’étais contente parce car j’ai voulu y voir un signe : j’ai bien fait d’appeler mon site ainsi car ce mot revenait souvent dans toutes les conversations et pourtant, il y a quelques mois de cela, je ne l’avais jamais entendu.
Je suis donc ravie de l’avoir choisi comme titre de mon blog. Maintenant, j’arrive à un moment important. Bien, j’ai mis quelques proses et poèmes sur mon site, essayé tant bien que mal d’expliquer ma démarche mais pour l’instant, je suis surtout très attirée par les sites des autres !

Imaginez que êtes sur google map, voilà, vous êtes dans l’Océan Pacifique, que du bleu, et là vous zoomez, et vous arrivez en Polynésie Française, il y a plein de petits points minuscules qui apparaissent et qui finissent par grossir. Alors, vous voyez Tahiti et là, vous découvrez que l’île est composée de deux parties. Vous agrandissez encore l’image, ça prend un peu de temps, il y a bien une ville : Papeete. Bon alors, je ne vis pas en ville mais à la presqu’île, perchée sur une montagne loin de toute civilisation ou presque. Bref, je suis seule. Seule dans mon coin à écrire et à lire. Je fais des aller-retour à Papeete pour faire mes courses et surtout m’arrêter à la bibliothèque du coin pour emprunter des livres.  Je crois que j’y ai lu tout ce qui m’intéressait.

Tout à coup, il y a internet et surtout il y a les blogs. Bon, je réagis sûrement avec pas mal de retard comme tout ce qui se passe à Tahiti, toujours en décalage avec la Métropole et le Monde en général, comme les sorties de films au ciné. Evidemment, je savais que je n’étais pas la seule à aimer lire ou écrire mais il y  une différence entre le savoir et ne connaître personne et le fait de pouvoir connaître la personne à travers son blog n’est-ce pas ? Alors je suis perdue dans un océan de personnes partageant toutes leurs avis sur leurs lectures et leurs désir d’écriture, et c’est juste génial.

Je suis au fin fond de ma brousse mais au lieu de toujours voir les même têtes, de toujours entendre et dire la même chose, presque un endroit où je ne me sens pas à ma place, j’ai enfin trouvé ma place ici, sur mon blog, encore perdue sur internet mais pourtant je me sens chez  moi.

BONNE ANNEE !

L’année s’est fini avec un temps magnifique à Tahiti après un noël pluvieux et venteux ! Les Polynésiens se sont lâchés sur la nourriture, l’alcool et apparemment sur les feux d’artifices pas toujours achetés sur l’île mais directement ramenés des pays voisins. Bref, Il y a eu des pétards et des magnifiques spectacles pyrotechniques dans certains quartiers à minuit pétante, quelquefois en avance même. Si les humains étaient contents de fêter le passage en 2018, les animaux par contre se sont enfuis dès les premiers feux d’artifices totalement effrayés… Le lendemain, on se réveille au chant du coq à 4h puis à 5h et encore à 7h parce qu’il faut savoir qu’à Tahiti, les coqs chantent à n’importe quelle heure du jour. Bref, pas facile de faire la grasse matinée si on a le sommeil léger. Enfin, on sort  quand même du lit, et on profite du lever du soleil sur un lagon bleu magnifique et on se dit : vive 2018 !

Je vous souhaite une belle année, remplie de joie et de bonheur, qu’elle comble vos désirs les plus chers. Je vous souhaite de trouver la chose qui vous tient à coeur, et la force de vous y accrocher, de l’enthousiasme pour réaliser vos projets et concrétiser vos rêves.

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Noël au Paradis

J-3 avant noël et c’est déjà noël. Enfin, du moins chez mes voisins. Je n’ai pas remarqué de guirlandes sur la terrasse de leur maison ou une quelconque décoration de noël mais j’entends que c’est déjà la fête. Je pense que tout le quartier peut profiter de leur musique car elle est tellement forte…

Je ne sais pas si on peut appeler ça de la musique d’ailleurs. Ce sont souvent des morceaux remixés, des tubes locaux ou récents dont je n’arrive pas à nommer le style et que j’associerai bien malgré moi toujours au Tahitien de base : celui qui boit jusqu’à tomber par terre, parfois on les retrouve allongé sur la route, celui qui finit par se mettre en colère pour un oui ou un non, celui qui finit par taper son frère, son cousin, sa femme, quelquefois mortellement.

Bon, je ne vais pas gâcher la fête alors je vais changer de sujet et vous parler d’autres choses. Vous voulez savoir quelque chose de drôle que j’ai remarqué ici ? Je vous promets que c’est la vérité ! Dans certaines maisons, on laisse les décorations de noël toute l’année. Alors c’est déjà assez bizarre finalement noël sous la chaleur tropicale, ça l’est encore plus quand tous les mois de l’année, on voit des guirlandes sur les terrasses, ou des sujets de noël collés aux fenêtres. Même dans les îles, j’avais remarqué ce phénomène. Je n’ai jamais osé demandé pourquoi ils les laissaient. Sûrement parce qu’ils trouvent ça très beau. Mais quand même au bout de quelques mois, les guirlandes sont moins brillantes et semblent en piteux état, décolorées par les UV, lacérées par le vent !

Enfin voilà, je suis certaine que dans d’autres endroits du monde, cela s’est déjà vu aussi.

Pourquoi ?

On me demande souvent comment m’est venue l’idée d’écrire. Je donne des tas de raisons : j’aime écrire, et puis quand on aime la lecture, on a envie d’écrire à son tour… Peut-être que c’est mon père qui a planté la petite graine dans ma tête en me disant un jour  » A quoi cela sert d’acheter des livres, tu peux écrire toi même le tien ! » ?

J’écris peut-être parce que je m’ennuie ? J’ai dévoré des tas de livres parce que je m’ennuyais. Je vis au Paradis et je m’ennuie passablement. Il y a la mer, des grandes plages de sable noir ou blanc, des montagnes vertes et de belles cascades et des rivières. Malheureusement, je ne suis pas une inconditionnelles des sports nautiques et à vrai dire, de sport tout court. Faire des randonnées dans la moiteur d’une vallée et se faire bouffer par les moustiques déjà gorgés de sang, très peu pour moi. Bref, vous l’avez compris, je préfère le confort de ma maison.

J’écris parce que c’est un besoin. Il y a des gens qui ont besoin de parler constamment, d’eux-même ou des autres. Comme je dis souvent, je n’aime pas parler alors j’écris. Ecrire c’est comme donner corps à ses pensées. Voyez-vous, c’est plutôt le fouillis dans ma tête la plupart du temps. Je pense à dix milles choses et il me semble que le fait d’écrire me permet d’ordonner ma pensée et de savoir qui je suis.